Les paysages culturels dans le monde d'après l'UNESCO

"Ils font partie de notre identité collective"


La Convention du patrimoine mondial (1992) est le premier instrument juridique international à reconnaître et à protéger les paysages culturels.
Les paysages culturels représentent les "ouvrages combinés de la nature et de l'homme" désignés à l'Article 1 de la Convention. Ils illustrent l'évolution de la société et des établissements humains au cours des âges, sous l'influence de contraintes et/ou des atouts présentés par leur environnement naturel et les forces sociales, économiques et culturelles successives, internes et externes.

 Les paysages culturels se divisent en trois catégories majeures (Orientations 2008, annexe 3). Voici quelques exemples dans différentes régions du monde :

Le plus facilement identifiable est le paysage clairement défini, conçu et créé intentionnellement par l'homme, ce qui comprend les paysages de jardins et de parcs créés pour des raisons esthétiques qui sont souvent (mais pas toujours) associés à des constructions ou des ensembles religieux.


Paysage culturel d’Aranjuez, Espagne, inscription en 2001.

La deuxième catégorie est le paysage essentiellement évolutif. Il résulte d'une exigence à l'origine sociale, économique, administrative et/ou religieuse et atteint sa forme actuelle par association et en réponse à son environnement naturel. Ces paysages reflètent ce processus évolutif dans leur forme et leur composition.
Ils se subdivisent en deux catégories :
• un paysage relique (ou fossile) est un paysage qui a connu un processus évolutif qui s'est arrêté, soit brutalement soit sur une période à un certain moment dans le passé. Ses caractéristiques essentielles restent cependant matériellement visibles;
• un paysage vivant est un paysage qui conserve un rôle social actif dans la société contemporaine étroitement associé au mode de vie traditionnel et dans lequel le processus évolutif continue. En même temps, il montre des preuves manifestes des son évolution au cours des temps.


Quebrada de Humahuaca, Argentine, inscription en 2003.

La dernière catégorie comprend le paysage culturel associatif. L'inclusion de ce type de paysage sur la Liste du patrimoine mondial se justifie par la force d'association des phénomènes religieux, artistiques ou culturels de l'élément naturel plutôt que par des traces culturelles tangibles qui peuvent être insignifiantes ou même inexistantes.


Paysage cuturel du lac de l’Ouest de Hangzhou, Chine, inscription en 2011.
 

© Texte et photos: Mabel Contin, Ph.D.  │  4065 Côte-des-Neiges suite 8, Montréal (Québec) H3H 1A6  │  Tél. 514-439-0567   mabel.contin@gmail.com